L'affaire François Castellazzi, quand la Police se gare sur une place handicapée

L'affaire François Castellazzi, quand la Police se gare sur une place handicapée
Le 23/12/2013 à 20:18 par PseudoEnCarton

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François Castellazzi, handicapé en fauteuil roulant, a été bloqué 45 minutes par une voiture de Police qui stationnait sur une autre place handicapée.

Voilà le quotidien de François qui fait le buzz. En fauteuil roulant depuis 5 ans, ce jeune français de 28 ans se rend le 13 décembre au Carrefour Cahmnord, du côté de Chambéry.

Lorsqu'il regagne sa voiture garée sur une place handicapée après avoir fait ses courses, il se rend compte qu'une voiture de Police est stationnée sur la place handicapée mitoyenne de la sienne. La voiture policière collée à la sienne, il ne peut pas rentrer dans sa voiture.

45 minutes d'attente

Au départ, François Castellazzi attend patiemment puis, au bout de dix minutes, hèle le vigile afin d'alerter les autres agents de sécurité. Sans succès et pourtant, ce serait déjà la seconde fois qu'une voiture de Police gênerait un handicapé sur ce même parking.

La demie heure d'attente bien tapée, il se décide à appeler la Police directement afin de signaler le délit ainsi que la plaque minéralogique de la voiture de Police qui l'importune.

Là, encore, il n'obtiendra aucun résultat.

Quand, enfin, les policiers arrivent pour récupérer leur voiture, François préfère filmer la scène pour se protéger.

Mauvaise foi policière

Il est 19h passées quand, enfin, la brigade policière revient prendre possession de son véhicule à la suite d'une intervention dans les parages.

François Castellazzi en profite donc pour leur énoncer les faits et leur rappeler qu'une place handicapée est réservée à des handicapés. Police ou non, pas de passe droit.

C'est alors que le fonctionne de police responsable du stationnement, pris en faute, choisit délibérément de ne pas s'excuser et, avec une mauvaise foi non dissimulée, justifie son stationnement en rejetant la faute sur le marquage au sol.

En effet, selon lui, le marquage n'est pas conforme et aurait du être blanc au lieu de bleu, invalidant donc cette place comme réservée à un handicapé.

Cependant, ce n'est pas tant l'excuse du marquage qui ne plait pas à François mais toutes les piques volontaires du policier, son incivilité injustifiée ainsi que son comportement. En effet, il deviendra agressif et violent dans son discours et ses propos.

Râlez, ca vous occupera.

Le fonctionnaire clairement en tort continue d'agresser verbalement l'handicapé sans s'excuser.

Quand François finit par le menacer de dénoncer son attitude et demande son nom, le fonctionnaire dédaigneux et hautain indiquera son blason en arguant : "Regardez, Police".

Les policiers finissent pas partir mais François ne veut pas en rester là et porte l'affaire sur le web par le biais d'une vidéo sur YouTube.

Des excuses

La fin de l'histoire, c'est que François Castellazzi a été contacté par le directeur départemental de la sécurité publique, Jacques Zanalda, en charge de l'enquête sur l'incident.

Ce dernier a présenté ses excuses au nom de la Police Nationale.

De plus, il a mis au point les faits en expliquant que la couleur du marquage au sol n'avait aucune incidence. Dès lors qu'il y avait un panneau signalétique et le marquage du logo au sol, la place était réservée à des personnes à mobilité réduite.

Enfin, après avoir identifié l'auteur du délit, une confrontation entre le policier et la victime est prévue mardi prochain, en présence du délégué départemental de l’Association des paralysés de France, afin que le fonctionnaire présente ses excuses à François.

Affaire à suivre.
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