La SCPI, une façon d’investir dans l’immobilier sans souci de gestion

La SCPI, une façon d’investir dans l’immobilier sans souci de gestion
Le 04/01/2017 à 14:14 par Robertlemiro

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L’investissement immobilier, c’est compliqué. Il faut chercher un bien à acquérir, survivre au délai d’obtention d’un crédit, s’assurer qu’il soit aux normes, trouver un locataire, avec les risques et les soucis que cela peut causer. Se positionnant en alternative avantageuse, les SCPI, ou Sociétés Civiles de Placement en Immobilier, sont des sociétés de placements collectifs. Comment fonctionne cette façon d’investir ? Est-ce risqué ? Est-ce que ça rapporte vraiment ?

Les Sociétés Civiles de Placement en Immobilier, comment ça fonctionne ?

Les SCPI, parfois appelées pierre-papier, sont ce qu’on appelle des “véhicules d’investissement collectif”. L’investissement consiste à acquérir des parts de la société, qui se charge de réinvestir la somme versée dans des actifs immobiliers et de les gérer. Les actifs en question sont essentiellement de l’immobilier d’entreprise, plus rentable que l’immobilier résidentiel. La société multiplie les biens à la location afin de diversifier les sources de revenus, réduisant ainsi les risques. Les actifs pas ou peu rentables sont liquidés au profit de nouveaux investissements jugés plus pertinents.

Comment on devient “associé” d’une SCPI ?

L’associé est le nom donné aux partenaires qui investissent dans la SCPI. Pour devenir associé, après un entretien avec un conseiller en patrimoine indépendant, on remplit un bulletin de souscription, qui s’accompagne du versement de son investissement. La SCPI se charge ensuite d’investir cet argent dans l’acquisition de biens immobiliers tels que des bureaux ou des murs de commerce. Le service Asset Management s’occupe de gérer la mise en location et, chaque trimestre, le loyer est partagé entre les associés, au prorata de la somme qu’ils ont versée.

Quatre façons de financer ses parts pour devenir associé

  • On possède l’argent sur son compte ou sur une épargne peu généreuse, on peut alors régler son investissement comptant.
  • Le financement avec un crédit immobilier
  • Investir dans une SCPI par le biais d’une assurance-vie
  • L’achat SCPI en démembrement. Comme l’explique scpi-online, “le démembrement est un principe du Code Civil consistant à séparer la nue-propriété et l’usufruit”.

SCPI de rendement ou SCPI fiscales ?

Les SCPI de rendement sont les plus courantes. Elles permettent de percevoir un revenu régulier en retour de son investissement, alors que les SCPI fiscales, à fonctionnement similaire, permettent de bénéficier de réductions fiscales. L’investisseur a donc le choix entre générer plus de revenus ou payer moins d’impôts sur ceux qu’il perçoit déjà. Le site internet scpi-online propose son classement des meilleures scpi de rendement et fournit quelques renseignements sur chaque SCPI, sa société de gestion, ainsi que le taux de rémunération.

SCPI et démembrement, un duo gagnant

Le principal inconvénient, avec la SCPI de rendement, c’est que les revenus supplémentaires s’ajoutent sur la déclaration d’impôts et risquent donc de méchamment saler la note. Une alternative intéressante est d’acheter la nue-propriété des parts, ce qui réduit considérablement le prix d’achat et n’entraîne aucune sanction fiscale, les dividendes étant perçus par l’usufruitier le temps que dure le démembrement. Le seul inconvénient est que cet investissement ne peut être fait à crédit. Pour l’optimiser, il est conseillé de faire coïncider la récupération de la pleine propriété avec le départ en retraite. Ainsi, les dividendes perçus n’alourdissent pas l’impôt sur le revenus et constituent un complément de retraite appréciable.
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